




Sénateur, Rapporteur Général de la Commission des Finances du Sénat et Président du groupe interparlementaire d’amitié France-Arabie Saoudite-Pays du Golfe
Créé en 1997, le groupe interparlementaire d’amitié France-Arabie Saoudite-Pays du Golfe du Sénat assure des relations avec les six Etats membres du Conseil de Coopération du Golfe (CCG). Notre groupe rassemble aujourd’hui trente-quatre sénateurs issus de l’ensemble des familles politiques. L’adhésion au groupe d’amitié se faisant sur la base du volontariat, la forte participation des parlementaires à ses activités montre leur souhait d’avoir une connaissance plus concrète de cette région qui, pour l’heure, reste trop peu connue. Les membres de notre groupe ont pleinement conscience que cette région est au cœur d’enjeux politiques, économiques et culturels considérables qu’il est nécessaire d’appréhender dans toutes leurs complexités. Le Royaume d’Arabie Saoudite en constitue d’ailleurs l’une des puissances essentielles. Son rôle dans les relations internationales est incontournable tant sont exceptionnelles ses potentialités sur les plans énergétique, industriel et commercial. Ses responsabilités en tant que berceau de l’Islam, protecteur des villes saintes de Médine et de La Mecque, renforcent encore le rayonnement du Royaume d’Arabie Saoudite en dehors de ses frontières. Il suffit de rappeler qu’il accueille tous les ans 6 millions de pèlerins dont 25 000 de nos concitoyens.
L’objectif de notre groupe est donc de mieux faire connaître ce pays, sa politique, sa modernité, son ouverture et surtout les réformes qui y sont mises en œuvre avec une sagesse qui tient compte de réalités socioculturelles fortes.
Comme en témoigne la fréquence des échanges de visites entre nos chefs d’Etat, les relations politiques entre la France et le Royaume saoudien sont à leur apogée. Nos interlocuteurs sont particulièrement attentifs à tout ce qui pourrait constituer une alternative à la seule présence anglo-saxonne dans leur pays. Il est indispensable de donner une réponse positive et concrète à leurs attentes. C’est pour ces raisons que des délégations de notre groupe se rendent régulièrement en Arabie Saoudite, que ce soit à Riyad, à Djeddah ou encore à Dammam. Ces déplacements sont pour nous l’occasion d’entretiens très fructueux avec les plus hauts représentants du pays – au premier rang desquels S.M. le Roi Abdallah – et de témoigner de l’importance que nous attachons à ces relations.
Cependant, si l’Arabie Saoudite est un partenaire commercial majeur de la France, notre part de marché est insuffisante et, en tout état de cause, pas à la hauteur de nos relations politiques et des possibilités de nos entreprises. Notre groupe a parmi ses objectifs de favoriser le développement de partenariats entre entreprises. Dans cet esprit, nous nous attachons tout d’abord à « rassurer » nos compatriotes sur l’attractivité, la stabilité et la solvabilité de ce pays qui, face à la crise mondiale, a su faire preuve d’une très grande réactivité.
Notre groupe sert aussi de relais entre partenaires potentiels. Nous sommes aidés en cela par les missions économiques installées en Arabie Saoudite, par UbiFrance, par le MEDEF International, par la Chambre de Commerce franco-arabe mais aussi par le Conseil d’Affaires franco-saoudien et les Chambres de Commerce franco-saoudiennes. Nous soutenons chacune de leurs initiatives et recevons régulièrement des délégations d’entreprises saoudiennes qui viennent dans notre pays rechercher des partenariats. De nombreuses opportunités existent dans les deux sens et les PME françaises à fort contenu technologique ont des atouts à faire valoir en Arabie Saoudite.
Enfin, en tant que parlementaires, notre devoir est de faciliter la mise en place d’un environnement juridique et fiscal qui favorise les investissements et les échanges entre nos pays. Je me permets de rappeler, à titre d’exemple, les propositions formulées par le Sénat afin de permettre le développement de la finance islamique.
Bien entendu, la coopération dans le domaine culturel n’est pas négligée. Nous savons quelle valeur l’Arabie Saoudite attache à la France, à notre langue, à notre culture, à notre formation et à nos valeurs. J’ai pu constater cet attachement lors de la 25ème édition du Festival national de la culture et des traditions de la Janadriyadh, dont la France était l’invitée d’honneur. Notre groupe a, en mars 2010, participé activement à cette coopération en organisant au Sénat un colloque sur la société saoudienne en présence et en l’honneur de S.A.R le Prince Khaled, Gouverneur de la province de La Mecque. Dans son discours, le gouverneur a notamment appelé à la défense et à la promotion des valeurs, qui sont le patrimoine commun de nos religions.