


Peu de temps après la promulgation de la précédente loi de finances rectificative, qui visait à mettre en oeuvre le plan français d’aide à la Grèce, le Sénat a examiné, début Juin 2010, le troisième collectif budgétaire de l’année 2010, qui est également le cinquième collectif lié à la crise financière. Comportant 4 articles dans sa version initiale, il a eu notamment pour objet de mettre en oeuvre le volet français du plan européen de stabilisation financière, décidé lors de la réunion du Conseil de l’Union européenne du 9 mai 2010, en réaction à la crise grecque et aux risques de contagion à d’autres Etats-membres, susceptibles d’être à leur tour victimes de la spéculation financière, et plus largement, de déstabilisation de la zone euro dans son ensemble.
Comme pour le plan de sauvetage de la Grèce, la France apparaît aux avant-postes de ceux qui ont réagi le plus rapidement.
Les difficultés rencontrées par la zone euro ont mis en lumière la nécessité d’une accélération de la construction européenne qui passe en premier lieu par une meilleure coordination des politiques économiques et financières pour une meilleure gouvernance économique.