




En commençant la séquence de ses vœux par l’Education, l’enseignement supérieur et la recherche, le Président de la République indique la place centrale qu’il accorde à l’Education, qui sera au cœur de son action durant les mois à venir.
Face à François HOLLANDE, qui n’a de cesse de critiquer « la casse du système éducatif », sans émettre une seule proposition autre que celle, totalement démagogique dans un contexte de crise, de recréer 60 000 postes supplémentaires, Nicolas SARKOZY a rappelé qu’en matière scolaire les moyens ont augmenté de 80 % ces trente dernières années, sans résultat tangible. Il a montré la cohérence de l’action menée depuis 2007 et tracé des perspectives d’actions concrètes pour l’avenir.
Et en particulier, la nécessaire revalorisation du métier d’enseignant. Les jeunes affectés percevront au 1er février un salaire d’au moins 2 000 € bruts, soit une augmentation de 18 % par rapport à 2007.
Je me félicite enfin qu’il reprenne plusieurs propositions que j’ai faites dans mon rapport sur l’organisation du système éducatif, et notamment la nécessité de rapprocher l’école du monde du travail. Si l’acquisition du savoir est le meilleur investissement que l’on puisse donner à nos enfants, cela est encore mieux s’ils peuvent vivre de ce savoir. « La première mission de l’école c’est de préparer à la vie active ! Un diplôme qui ne débouche pas sur un emploi ne mérite pas le nom de diplôme » a déclaré le Président.
Pour ce faire, le développement de l’alternance, notamment en dernière année de lycée professionnel est la meilleure réponse au problème du chômage des jeunes.
Au cours de cette intervention, le Président de la République a rappelé qu’il fallait sortir du dogme dans lequel certains ont voulu nous enfermer depuis des décennies, et qui consiste à faire croire que l’égalité des chances passe par l’égalité de traitement. C’est tout le contraire ; il faut donner plus à ceux qui en ont le plus besoin. Les enquêtes PISA montrent en effet que ce sont les inégalités sociales et culturelles qui sont la première source d’inégalité en terme de réussite scolaire.
Nicolas SARKOZY montre également sa détermination en faveur de l’acquisition des fondamentaux le plus tôt possible, rejoignant en cela ce que disait Charles PEGUY « ... apprendre à lire, à écrire, à compter, ce n’est pas seulement très utile, c’est la base de tout », et d’ajouter « Tout est joué avant que nous ayons douze ans ».
* Vice-Président du Sénat, Sénateur de la Haute-Savoie Membre de la Commission Education