


La France est le premier pays membre de la zone euro à présenter son plan national d’aide à la Grèce, sous la forme d’un deuxième collectif budgétaire pour 2010, adopté jeudi 6 : il prévoit le déblocage de fonds par la France à hauteur de 16,8 milliards d’euros sur 3 ans. L’aide financière européenne à la Grèce devant s’élever à 80 milliards d’euros (+ 30 milliards du FMI).
Cette aide financière ne devrait pas impacter nos finances publiques, puisqu’elle prend la forme de prêts à taux fixe de 5% sur 3 ans.
De la même manière que l’aide financière aux banques, consentie sous la forme de prêts avec intérêts, avaient rapporté 2 milliards aux caisses de l’Etat, ces prêts à la Grèce devraient rapporter à la France plusieurs centaines de millions d’euros d’intérêts.
La contre-partie de cette aide est la mise en œuvre par la Grèce d’un plan de rigueur et d’assainissement de ces finances publiques. La banqueroute de ce pays remettrait en cause la stabilité de la zone euro, voire la monnaie unique elle-même.
Point de vue de Philippe Marini : Editorial de Philippe Marini