




Que ressentez-vous après cette nomination ?
« Mon grand oral devant la Commission des lois du Sénat s’est très bien passé. J’ai expliqué qui j’étais. C’est une grande émotion. Je pense à ma mère qui était très inquiète pour moi parce qu’elle avait une mauvaise opinion de la politique. Aujourd’hui, je suis rentré en quelque sorte dans le droit chemin. C’est presque un rêve. Je suis content à titre personnel. J’espère faire honneur au Sénat et à l’Alsace. Je vais écrire à tous les maires du Haut-Rhin pour prendre congé d’eux parce qu’ils m’ont réélu trois fois. Je pense aussi à Marcel Rudloff, un homme pour lequel j’avais estime et attention. Je reviens vers mes origines, à ce que j’ai toujours été : un juriste engagé. Je retrouve le président Giscard d’Estaing avec qui j’ai travaillé comme conseiller. Je tutoie les deux tiers du Conseil constitutionnel. »
Comment envisagez-vous votre fonction ?
« Avec humilité et indépendance. Je suis un esprit indépendant voire rebelle. Je ne me laisserai jamais dicté quelque chose contraire à mes convictions. Je respecterai pleinement le serment que je ferai devant le président de la République, à l’Élysée, le 12 mars au matin. La première réunion du nouveau conseil se tiendra dans la foulée. »
Vous représentez la résistance de Gérard Larcher aux pressions de Nicolas Sarkozy ?
« Gérard Larcher a tenu bon. Ça prouve que le Sénat et son président sont indépendants. »