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3 questions à Jean-Pierre Raffarin

Le Figaro, 24 février 2010

Ségolène Royal est donnée gagnante dans les sondages. Dominique Bussereau peut-il encore gagner ?

Oui, car il n’a que deux à trois points de retard au premier tour. Or, s’il arrive en tête au premier tour, tout est possible au second. D’autant que Ségolène Royal qui a déjà pris des communistes, des Verts et des MoDem sur sa liste sera dans une situation impossible pour constituer sa liste de second tour. Pour faire entrer de nouveaux colistiers, elle devra en faire sortir d’autres. Dominique Bussereau, lui, se présentera avec la même liste devant les électeurs.

La présidente sortante ne peut-elle pas s’appuyer sur son bilan et sa mobilisation sur le dossier Heuliez ?

Son bilan est navrant. En matière d’emploi, tout bien sûr ne dépend pas de la région. Mais comment expliquer que Poitou-Charentes ait un chômage plus élevé que les quatre régions qui l’entourent ?

Avec Mme Royal, l’action est comme la communication : purement symbolique. En politisant tous les dossiers, elle les fragilise.

Vous avez présidé la région Poitou-Charentes durant quatorze ans. Quel conseil donnez-vous à votre ami Dominique Bussereau pour l’emporter ?

Je n’ai pas de conseil à lui donner. Je l’ai regardé lors de son débat télévisé face à Ségolène Royal : il en est sorti vainqueur car il est apparu solide, sincère et serein. Secrétaire d’État aux Transports, il est porteur du plus grand chantier ferroviaire européen : le TGV Tours-Bordeaux qui va créer 60 000 emplois sur l’ensemble de la ligne. Dominique Bussereau s’engage à 100 % sur chacun de ses projets. Il est ainsi à l’opposé de la technique du saupoudrage pratiquée par Ségolène Royal.

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