



Que vous inspirent les déclarations de Georges Frêche ?
Combien de temps encore le PS peut-il continuer à entretenir une collusion avec ce personnage ? Il y a eu les attaques contre les harkis, contre les Blacks de l’équipe de France, contre les Catalans puis contre les « cons » d’électeurs. Au Parti socialiste, il y a quelques républicains qui ne souhaitent plus collaborer avec ce personnage qui porte atteinte à l’image de nos partis politiques, à celle de la démocratie et aussi à celle de notre région, le Languedoc-Roussillon, puisque c’est lui qui la représente à l’extérieur.
Pourquoi se livre-t-il à de tels dérapages ?
C’est lui qui choisit de se mettre dans la lumière de cette façon-là. Des déclarations comme celle-ci donnent le sentiment très fort de cacher la vacuité de son bilan et l’inexistence de son programme. Pendant qu’on parle de lui, on ne parle pas de son programme et surtout pas de son bilan de six années passées à la tête de cette région. Six ans de gaspillage et un gigantesque fossé creusé entre les promesses de 2004 et les réalisations à ce jour.
Que pensez-vous de la candidature d’Hélène Mandroux ?
En démocratie, il est finalement normal que les responsables politiques puissent annoncer une candidature. Hélène Mandroux, comme maire de Montpellier, a de fortes responsabilités. Sa candidature est un acte de courage qui fait évoluer la donne de façon significative. Dans une configuration nationale qui n’est pas forcément favorable, disons que cela ouvre une nouvelle et belle perspective de victoire pour la droite.