


Chacun sait que l’année 2009 sera difficile et déterminante. Dans le village planétaire, il faut tout à la fois parer au plus pressé pour endiguer les méfaits de la crise financière devenue économique et sociale et réinventer le modèle de société de consommation dans lequel nous vivons depuis des décennies.
Sur le premier point, la France, comme beaucoup d’autres pays, avec pragmatisme, met en oeuvre une panoplie de mesures : soutien aux banques, plan pour les PME, plan de relance, mesures pour l’automobile.
Nous savons qu’un nouveau monde va surgir sans que l’on puisse en distinguer clairement les contours. Le moment est propice pour refonder notre système sociétal dans le but de retrouver les vraies valeurs qui rendront les vies individuelles plus heureuses parce que plus autonomes et responsables, la planète plus saine et durable et les relations sociales plus détendues.
Il est nécessaire de poursuivre le programme de réformes engagé dans notre pays depuis 2007 afin de le moderniser pour lui permettre de profiter pleinement et rapidement des fruits de la croissance lorsqu’elle reviendra.
Il est légitime en démocratie de critiquer ce choix politique que nous assumons pleinement. ll est en revanche gravement irresponsable pour un parti de gouvernement, le parti socialiste, de diaboliser en permanence le président de la République, de jouer la rue contre le gouvernement, d’attiser les conflits sociaux et de ridiculiser le Parlement en préférant délibérément l’obstruction plutôt que le débat.
Quel spectacle pour nos compatriotes qui observent ce dévoiement de la démocratie. Le service de l’intérêt général exige de ne pas se laisser entraîner sur ce chemin boueux.
Travaillons dans la tolérance et en respectant la diversité des opinions à l’émergence d’un monde plus humain qui donnera à chacun des motifs d’espérance.