



Du scrutin du 7 juin dernier, nous pouvons tirer plusieurs enseignements.
Tout d’abord, le satisfecit donné à la politique européenne du Président de la République et de la majorité. C’est la première fois depuis 1979 qu’un parti de la majorité présidentielle arrive en tête aux élections européennes. Ce succès manifeste la reconnaissance du travail accompli par la Présidence française de l’Union européenne. Il s’explique aussi par l’unité de la majorité, par la clarté de son projet pour l’Europe politique et par son sang-froid dans la gestion de la crise économique.
Deuxième enseignement : les Français ont sévèrement jugé les partis qui appelaient au vote sanction. Ils n’ont pas davantage suivi ceux qui privilégiaient les stratégies personnelles, alors même qu’ils se prétendent les héritiers des fondateurs de l’idée européenne. L’Europe a-t-elle à leurs yeux si peu de prix qu’elle puisse être sacrifiée sur l’autel de la vanité ?
Dernier enseignement : les Français ont sanctionné le sectarisme et refusé la pensée unique. Ce résultat conforte la conviction de la majorité présidentielle depuis 2007 : l’ouverture est utile et elle doit se poursuivre, car elle contribue à la richesse de nos idées et de nos réformes. Se replier sur soi, c’est réduire son horizon et diminuer ses chances de convaincre. Nous avons choisi le chemin inverse dans l’intérêt de notre pays !
Sans triomphalisme et avec gravité, nous prenons la mesure d’un succès qui nous donne des responsabilités. La France doit être à l’avant-garde d’un projet politique pour l’Europe. Il faut tout faire pour permettre la ratification du Traité de Lisbonne par tous les pays européens. Il nous faut aussi tout mettre en œuvre à l’échelle du continent pour sortir au plus vite de la récession. Les Français ont, enfin, sur la question de l’écologie et du réchauffement climatique, exprimé des attentes fortes qui s’inscrivent dans la ligne que nous promouvons en France et en Europe. A nous d’entraîner dans notre sillage nos partenaires internationaux et de conjuguer avec eux refondation du capitalisme et croissance verte.
Le Président de la République réunira lundi 22 juin le Congrès du Parlement à Versailles pour expliquer sa politique européenne et ses objectifs en matière économique et sociale. Un pays qui traverse une crise a besoin de projets forts ! Parions que son ambition réformatrice pour notre pays est restée intacte. En tout état de cause, la majorité parlementaire a gardé la même soif de rénovation et souhaite qu’au cours des trois prochaines années, les réformes se poursuivent avec le même rythme. C’est indispensable pour préparer l’avenir de la France.