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Contre-plan de relance socialiste par Henri de Raincourt, Président du Groupe UMP du Sénat

L’Yonne Républicaine, le 6 février 2009

Le contre-plan de relance présenté par Martine Aubry est une bonne surprise… mais c’en est aussi beaucoup de mauvaises.

La bonne surprise, c’est qu’un grand nombre de mesures proposées ont déjà été adoptées par la majorité sous l’initiative du Président de la République. Si nous sommes sans cesse critiqués, le PS reprend finalement à son compte nos actions. Comme ce contre-plan le préconise, nous avons dégagé des aides exceptionnelles pour nos concitoyens les plus touchés. Nous avons renforcé le nombre d’emplois aidés. Nous sommes venus en aide aux établissements financiers tout en les responsabilisant.

Mais les mauvaises surprises sont nombreuses. La première, c’est qu’il aura fallu plus de cinq mois au Parti Socialiste pour présenter ses idées pour « agir vraiment contre la crise ». Il a fallu moins de quinze jours au gouvernement pour prendre les premières mesures d’urgence.

Le plan socialiste arrive non seulement bien tard, mais il est surtout indigent. Les propositions qui se veulent originales sont inapplicables ou inefficaces : augmentation des impôts, baisse de la TVA… La gauche n’a pas tiré les leçons de l’échec des relances des années 80 et tente à présent de les réappliquer à une économie qui a fondamentalement évolué. Dans cette logique, pourquoi Martine Aubry ne propose-t-elle pas également de passer la durée légale du travail à 32 heures ?

Il ne faut pas non plus oublier que cette crise est avant tout mondiale. A quelques mois des élections européennes, la seule place accordée à l’Europe dans ce contre-plan, c’est celle d’une source de subventions. Il est nécessaire de coordonner nos actions avec nos partenaires européens ainsi qu’avec les Etats-Unis, comme s’y est consacré avec vigueur le Président de la République.

Cette crise est différente des précédentes, elle nécessite donc des réponses nouvelles. Nous devons repenser le système financier, remettre en question nos habitudes de consommation.

La seule manière d’agir vraiment contre la crise, c’est de continuer sur la ligne tracée en 2007 par Nicolas Sarkozy. Nous nous efforçons chaque jour au Parlement non seulement de répondre à l’urgence, mais également de mener à bien les réformes de long terme pour rétablir la situation économique et sociale de notre pays. Mais n’y voyez là aucune surprise, juste notre devoir.

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