


A la demande de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, le Sénat a organisé, mardi 23 mars, un débat sur le désarmement, la non-prolifération nucléaire et la sécurité de la France.
Josselin de Rohan (Morbihan), président de la commission de Affaires étrangères du Sénat a indiqué qu’il fallait éviter d’entrer dans un débat théorique ou idéologique sur la légitimité ou non des armes nucléaires et sur l’objectif de leur élimination car un tel débat conduirait à une impasse, car les conditions d’une telle élimination ne pourront être réunies avant longtemps.
« Seul un désarmement global, contrôlé et progressif peut assurer la paix. Tenir compte des réalités ne revient pas à tourner le dos à une grande cause, mais permet au contraire de la rendre réalisable », a conclu le sénateur du Morbihan.
Concernant la problèmatique de l’Iran, Xavier Pintat (Gironde) a déclaré que « personne ne conteste à l’Iran le droit de développer des activités nucléaires civiles et de mettre en œuvre des technologies associées. Mais cela suppose une adhésion pleine et entière à la règle du jeu posée par le TNP » . « L’Iran a mené de manière clandestine trop d’activités dont la finalité civile est loin d’être démontrée pour que ne pèse pas un doute majeur sur ses intentions » , a ajouté le sénateur de la Gironde.
Répondant aux accusations faites à la France depuis les déclarations d’intention de Barack Obama évoquant « un monde sans armes nucléaires, Jacques Gautier (Hauts-de-seine) a souhaité rappeler que la France avait accompli des pas très importants, souvent de manière unilatérale, en matière de désarmement. « Il appartient aux deux grandes puissances surarmées de réduire très significativement leur arsenal jusqu’à quelques centaines d’armes avant de demander à des pays comme la France d’accompagner ce mouvement. Notre pays doit être jugé sur ses actes, sur ses efforts incontestables et ses initiatives et non sur des a priori, des préjugés ou des idéologies, » a déclaré le sénateur.