



Le deuxième collectif 2009 vient renforcer le dispositif anti-crise mis en place par le Gouvernement. La pertinence de la relance par l’investissement est confirmée, même si l’approfondissement de la crise nous amène à renforcer les mesures en faveur de la cohésion sociale et d’accompagnement des mutations structurelles. La France ne doit pas avoir de complexes. Son plan de relance se révèle, à l’analyse, du même ordre de grandeur que celui des autres grands pays industrialisés. En dépit des difficultés de l’heure, essayons de ne pas céder à la tyrannie de l’urgence. Face au creusement des déficits, il est plus que jamais nécessaire de se limiter à des mesures réversibles. Les débats sur le second projet de loi de finances rectificative pour 2009 ont également témoigné d’une évolution des mentalités en faveur d’un capitalisme sinon plus moral du moins mieux régulé. Il ya là un facteur essentiel dans la restauration de la confiance dont le monde a besoin pour retrouver le chemin de la croissance.