



Depuis une dizaine d’années, l’éventualité d’une pandémie de grippe aviaire virulente et à propagation rapide a suscité d’intenses efforts de préparation de la part de l’OMS ainsi que des pays européens. Dans tous les Etats qui s’y sont associés, cette préparation s’est traduite par un effort de coordination et d’harmonisation des réponses nationales, pour élaborer une procédure accélérée de mise sur le marché des vaccins pandémiques dans le respect d’une exigence élevée de sécurité sanitaire.
Mais la pandémie déclarée le 11 juin 2009 ne fut pas celle attendue. La déclaration de la pandémie de grippe A (H1N1)v, considérée d’emblée comme de gravité modérée, a suscité de nombreuses critiques à l’encontre de l’OMS, soupçonnée d’avoir surestimé le risque et engagé les Etats membres dans des dépenses excessives.
Les polémiques qui ont vu le jour autour de la pandémie ont remis en cause la crédibilité même de l’expertise et montré la nécessité de renforcer le contrôle des conflits d’intérêts qui peuvent naître des travaux des experts dans l’industrie pharmaceutique. Une commission d’enquête sur le rôle des firmes pharmaceutiques a donc été créée pour étudier la gestion de la grippe A (H1N1)v.
Trois points ont été soulevés :
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