


La majorité présidentielle a fait le choix de dire la vérité aux Français sur la tempête qui bouscule actuellement notre économie. Dire la vérité aujourd’hui, c’est consolider la confiance de demain.
Nicolas Sarkozy a toujours dit que cette crise était grave, soudaine, complexe, mondiale. Choisissant de ne pas sous-estimer les difficultés qui en découleraient, des premières réponses ont été apportées dès octobre.
Il fallait, avec toute l’Europe, agir vite et fort pour empêcher l’effondrement de l’économie. Il ne s’agissait pas de faire des cadeaux aux banques, comme la gauche, embourbée dans une guerre de cheftaines, a voulu le faire croire. Non : l’argent des banques est d’abord celui des Français, celui de leur épargne, celui qui leur permet d’acheter leur maison ou de créer leur entreprise.
Il fallait de l’audace pour créer le Fonds stratégique d’investissement, pour investir dans le développement des entreprises à un moment où les marchés sont défaillants.
Il fallait soutenir l’emploi par des mesures pragmatiques et réactives face aux plans sociaux et dans les bassins en difficulté.
Aujourd’hui, le Président a présenté le plan de soutien à l’économie qui nous permettra de combattre la crise et de poursuivre notre modernisation. La réponse à la crise, c’est l’investissement dans l’activité et dans l’emploi. Vingt-six milliards d’euros y seront consacrés en 2009.
L’embauche sera facilitée dans les entreprises. Nous allons relancer nos grands projets d’équipements et d’infrastructures. Les filières les plus en difficultés seront soutenues. Les collectivités territoriales seront encouragées à participer à cet effort d’investissement pour que, partout en France, chacun s’implique dans cette relance.
Pour ceux qui souffrent le plus, le minimum vieillesse sera revalorisé de 6,9 % en 2009 et de 25 % d’ici à 2012. Une prime de solidarité active de 200 euros sera versée dès le premier semestre aux personnes visées par le RSA. Un effort sans précédent sera engagé pour relancer l’immobilier et mettre fin à la crise du logement.
Il faut nous retrousser les manches. Au Parlement, nous redoublerons d’énergie pour que ce plan de soutien à l’économie sans précédent puisse être appliqué au plus vite.
Les réformes engagées depuis 18 mois permettent à la France de rattraper son retard. Avec les décisions prises pour faire face à la crise, elles forment un tout cohérent, qui conduit notre pays sur la voie de la modernité. Voilà ce que chacun doit comprendre : c’est le moment de rattraper notre retard. De cette crise, nous devons faire une chance en choisissant d’accélérer les réformes et de poursuivre la transformation de notre pays.