


Afin de prouver que les élections législatives du 7 mars étaient « libres, justes, transparentes et légitimes », le Président de la République Irakienne, Jalal Talabani, et le Président du Conseil des Représentants, Iyad Al-Samarraï, avaient invité des représentants de l’Union Européenne à venir sur place contrôler le bon déroulement du scrutin.

Au-delà des représentants des ambassades et consulats mobilisés à cette occasion, un certain nombre de parlementaires se sont rendus en Irak, dont le sénateur UMP, Jacques Gautier (Hauts-de-Seine). Il a rencontré à cette occasion Massoud Barzani, président du gouvernement autonome kurde, et chef du Parti démocratique du Kurdistan depuis 1979.

En poste à ERBIL, capitale de la Province Autonome du Kurdistan Irakien, le sénateur des Hauts-de-Seine a pu constater que la campagne électorale avait été réelle et qu’au-delà des réunions publiques, les villes étaient traversées par des cortèges joyeux de militants et couvertes d’affiches multicolores des différents candidats.
Le 7 mars, Jacques Gautier a parcouru plus de 300 km et contrôlé
35 bureaux de vote. Le sénateur a constaté une bonne organisation matérielle du scrutin, l’absence de problème de sécurité ou de fraudeélectorale et les mesures efficaces prises par les autorités pour restreindre la circulation et interdire le port d’armes dans les bureaux de vote. Il a pu vérifier les listes électorales et les registres d’émargement et constaté sur place le calme dans les opérations de vote, le respect des isoloirs et des urnes fermées et transparentes.

Jacques Gautier a exprimé un sentiment général très positif, saluant la dimension libre et sincère de ces élections. Il a emis deux regrets, d’une part que certains Kurdes réfugiés, venant d’autres provinces, n’aient pu figurer sur les listes électorales et donc participer au scrutin ; d’autre part que les femmes soient régulièrement accompagnées par les maris, y compris derrière l’isoloir, mais le poids de la tradition et de la religion ainsi que l’illettrisme de beaucoup de femmes expliquent mais ne justifient pas ces pratiques.
Les deuxièmes élections législatives démocratiques, mais les premières organisées sans la protection des forces armées américaines, ont connu une forte participation électorale (plus de 86% des votants dans certains des bureaux « contrôlés » par les deux sénateurs) en progression par rapport aux élections régionales de janvier 2009, en partie grâce au vote sunnite et à une forte mobilisation malgré les pressions et les menaces d’Al Qaïda.
Ces élections vont incontestablement contribuer à la stabilisation démocratique de l’Irak, et les députés Kurdes, élus le 7 mars, vont jouer comme en 2005, un rôle décisif dans la formation de la future coalition gouvernementale à Bagdad.
Jacques Gautier a tenu à saluer l’engagement fort et l’efficacité de la petite équipe Française à ERBIL autour du dynamique et atypique Consul Général, le docteur Frédéric Tissot.
