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Jean-Pierre Fourcade : « Les bons du trésor des pays du Golfe financent notre déficit »

Le Courrier Picard, 8 novembre 2009

L’ancien ministre (de 1974 à 1977) et sénateur UMP, Jean-Pierre Fourcade, est membre de la commission des finances au Sénat. Il est aussi président délégué du groupe interparlementaire d’amitié France- Arabie saoudite-Pays du Golfe. Avec lui, assistaient à la rencontre la sénatrice représentant les Français à l’étranger, Christiane Kammermann, et le sénateur de Savoie, Jean-Pierre Vial, qui succède à Philippe Marini, à la présidence du groupe d’amitié France- Syrie.

La diplomatie parlementaire est-elle réellement utile ?

Il est très important de doubler les relations diplomatiques officielles de relations parlementaires. Nous ne prendrions aucune initiative sans en parler au Quai d’Orsay, avec qui nous travaillons en étroite liaison. Ces relations peuvent surtout nous permettre des ouvertures sur tous les grands projets. Personne n’ignore qu’il y a de très gros investisseurs dans les pays du Golfe.

Une journée comme celle-ci a-t-elle un intérêt économique pour la France ?

Aujourd’hui, nous allons discuter du climat général, du prix du pétrole, de l’évolution de l’Iran. C’est très important de voir comment ces pays du Golfe abordent le XXIe siècle, de discuter avec eux de développement durable, de l’après-ère pétrolière. Il ne faut pas oublier que nous avons un matelas de bons du trésor considérable qui finance notre déficit. Ces 210 milliards d’euros sont souscrits aux deux tiers par des non-résidents parmi lesquels, tous les pays du Golfe.

Philippe Marini a maintenu des relations parlementaires avec la Syrie pendant le gel des relations diplomatiques, au cours du deuxième septennat Chirac. A-t-il eu raison ?

Bien sûr. On ne pourra pas débloquer les relations entre les Palestiniens et les Juifs sans une intervention de la Syrie et de l’Iran. Il faut toujours discuter. Le contexte en Iran est difficile mais je crois à une évolution de ce pays.

Y a-t-il des pays infréquentables ?

Non. Nous avons reçu Kadhafi alors, nous pouvons bien recevoir le président syrien. La Syrie joue un rôle important.

Propos recueillis par L. G.

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