


Suite à la parution d’une enquête du magazine UFC – Que Choisir de l’Indre-et-Loire sur les prix d’aliments peu transformés, mettant en avant des marges très importants et injustifiées, Dominique Leclerc (Indre-et-Loire) a demandé au gouvernement de bien vouloir lui indiquer les mesures qu’il entend prendre pour lutter contre les marges injustifiées, et notamment sa position sur l’extension aux produits alimentaires peu transformés du coefficient multiplicateur.
Le ministère de l’Alimentation, de l’agriculture et de la pêche a indiqué, le 11 février 2010, à Dominique Leclerc (Indre-et-Loire) que l’Observatoire des prix et des marges, qui a pour mission d’établir une plus grande transparence dans la formation des prix, a été doté en novembre 2008 d’un comité de pilotage spécifique pour les produits alimentaires. Ce comité de pilotage a pour mission la mise en place d’outils opérationnels de suivi et d’analyse des prix et des marges sur l’ensemble des maillons des filières alimentaires. Le gouvernement prévoit d’ailleurs, dans le cadre du projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche qui sera discuté en 2010 au Parlement, de proposer de renforcer l’action de l’Observatoire des prix et des marges. Son champ sera élargi à l’ensemble des produits de l’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture et il étudiera les coûts de production au stade de la production agricole.
Le gouvernement lui a, par ailleurs, indiqué que la possibilité d’étendre à l’ensemble des produits agricoles, un coefficient multiplicateur identique à celui en vigueur en vigueur pour les fruits et légumes périssables n’a pas été prévue jusqu’à ce jour par la loi.