


Catherine Procaccia (Val-de-Marne), a été alertée par des étudiants qui se voyaient refuser des conventions de stage par leurs universités respectives. En cause, l’article 30 de la loi du 24 Novembre 2009 relative « à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie » selon lequel « les stages sont intégrés à un cursus pédagogique selon les modalités définies par un décret ».
Si cette disposition partait d’un bon sentiment : empêcher les abus de certaines entreprises qui avaient recours à des stagiaires à titre gracieux plutôt que de procéder à des embauches de jeunes diplômés, « l’effet secondaire » était imprévu : l’application d’un principe de précaution par les Universités qui ont refusé de délivrer des conventions de stage en attendant le décret d’application.
Catherine Procaccia a contacté l’ensemble des protagonistes : à la fois, les membres de « Touche pas à mon stage » (groupe de plus de 4000 membres sur Facebook) mais aussi les ministres concernés : Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et Laurent Wauquiez, Secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi afin de débloquer cette situation.
Sensible à ce problème, la Ministre de l’Enseignement Supérieur a réagi immédiatement en demandant aux Présidents d’université de ne pas perturber le déroulement de ces formations dans l’attente du décret d’application. La sénatrice du Val-de-Marne se réjouit que la situation ait été rapidement débloquée. Elle tient par ailleurs à saluer la pugnacité des étudiants et se félicite d’avoir pu contribuer au dénouement de ce contentieux.