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DecorLes sénateurs dans la presse

Pierre Jarlier « dans l’attente Pierre Jarlier, sénateur du Cantal

29 janvier 2010

Vous êtes opposé au principe d’un conseiller territorial ?

Non, car il pourrait créer un lien utile entre le Conseil régional et le Conseil général. Mais en l’état actuel de la discussion, on nous demande, d’une certaine façon, de faire un « chèque en blanc » pour créer un nouvel élu, alors qu’on ne sait pas encore quel territoire il représentera, quelles compétences exerceront les collectivités qu’il représentera, et quel mode d’élection sera arrêté pour sa mise en place. En revanche, nous savons clairement que cette création, en l’état du texte, va signer la disparition de nombreux élus de proximité que représentent les conseillers généraux. Or, nos concitoyens demandent à leurs élus toujours plus de proximité.

Craignez-vous la disparition de cantons en milieu rural ?

Une révision de la carte de certains cantons est nécessaire, parce que la Constitution nous l’impose. Mais dans les départements ruraux, si on tient compte des minimas envisagés, il ne resterait qu’une quinzaine de cantons dont les conseillers généraux siégeraient dans des hémicycles à moitié vides pour gérer des budgets de plus de 200 M ?

Question : Quid du scrutin à un seul tour ?

J’y suis également opposé. Il offre une prime trop importante aux candidats investis par les principaux partis, et laisse peu de chances aux candidatures seulement représentatives du territoire. Cette option représente, à mon sens, un recul pour notre démocratie locale. Pour toutes ces raisons, j’attends l’évolution du débat parlementaire pour me prononcer définitivement sur cette réforme.

Autre sujet d’actualité : Dominique de Villepin, dont vous êtes proche, pourrait transformer son club Villepin en parti. Seriez-vous prêt à le rejoindre ?

Je ne suis pas un homme de parti, mais j’adhère pleinement à sa vision d’une société plus juste. Je le soutiens. C’est un homme d’État dont notre pays a besoin.

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