


Depuis le 1er janvier, l’Espagne occupe la présidence de l’Union européenne. La tâche principale du pays qui occupe la présidence consiste à organiser et à diriger pendant un semestre les travaux du Conseil de l’Union européenne, qui représente les États membres. Ceci revient à dire que jusqu’au 30 juin, les représentants espagnols au sein du Conseil et de ses organes subsidiaires (comités et groupes de travail) sont chargés d’établir l’ordre du jour et de présider les quelque 3 000 réunions qui seront organisées à Bruxelles et à Luxembourg et les 300 réunions qui se tiendront en Espagne.
La présidence du Conseil de l’UE est exercée par le ministre espagnol compétent dans chacune des neuf formations de cette institution. La présidence du Coreper (Comité des représentants permanents) et du COPS (Comité politique et de sécurité), qui préparent les réunions des ministres, est exercée par l’ambassadeur espagnol correspondant, tandis que les 200 groupes de travail sont dirigés par les fonctionnaires correspondants.
La présidence du Conseil est assurée par le ministre espagnol compétent pour chacune des dix formations de cette institution, sauf pour le Conseil des affaires étrangères, qui est présidé par la Haute représentante de l’UE, Mme Catherine Ashton.
Pour la première fois, et coïncidant avec le début de la Présidence espagnole, un président permanent est à la tête du Conseil européen. Ce poste, créé par le Traité de Lisbonne afin d’assurer une plus grande continuité aux travaux de l’UE, a été attribué à l’ex-premier ministre belge Herman van Rompuy, pour un mandat de deux ans et demi, renouvelable une fois. M. Van Rompuy présidera les réunions du Conseil européen, ou « sommets européens », qui réunissent les 27 chefs d’État et de gouvernement. Le fait d’exercer la présidence tournante implique des fonctions de soutien à la présidence permanente, dont la mission consiste à représenter le Conseil dans ses relations avec les pays tiers et les organisations internationales, ainsi que dans ses relations avec les autres institutions européennes, en particulier avec le Parlement européen et la Commission.
Dans la pratique, le pays qui occupe la présidence sert d’intermédiaire entre les pays pour faire progresser l’agenda européen ; à cet égard, le pays qui exerce la présidence doit être impartial et ne doit pas privilégier activement ses intérêts ni ceux d’aucun autre État. Dans les prochains mois, le gouvernement espagnol devra tout mettre en œuvre pour résoudre les différends susceptibles de surgir entre les États membres au moment de prendre des décisions et, pour ce faire, devra présenter et négocier des solutions de compromis. Il doit également être prêt à faire face à des situations imprévues nécessitant une réaction rapide de l’UE.
Le programme politique de la présidence espagnole comprend les domaines que le gouvernement espagnol juge prioritaires pour l’Union européenne et souhaite dynamiser pendant ce semestre. Les priorités de la présidence espagnole ont trait aux domaines suivants :
Sources : Présidence espagnole de l’Union européenne