


La session parlementaire s’achève. C’est la première du quinquennat de Nicolas Sarkozy, élu Président de la République en mai 2007. Depuis plus d’un an avec son gouvernement et le soutien de la majorité présidentielle, il s’est attaché, avec une énergie peu commune, à mettre en œuvre le programme qu’il avait proposé aux Français.
C’est celui de la réforme et de la modernisation de notre pays. Enfin, nous avons pris le même chemin que d’autres pays avant nous.
Petit à petit, nous constatons que la France se transforme et qu’elle trouve une place rayonnante dans la construction européenne et le concert des nations. Ce qui s’est passé à Paris le 14 juillet lors du lancement de l’Union pour la méditerranée, à l’initiative du Président de la République est extraordinaire. Tous les observateurs le reconnaissent. Cette initiative du Président de la République est porteuse de paix et de développement.
Il faut dorénavant qu’elle se décline par les mesures concrètes arrêtées lors de ce sommet.
Sur le plan intérieur, n’en déplaise aux conservateurs, l’étau réducteur se desserre. Nous avons voté ces dernières semaines la loi de modernisation de l’économie, celle relative à la démocratie sociale et à la durée du temps de travail, celle qui traite des droits et devoirs des chômeurs et l’instauration d’un service minimum d’accueil à l’école.
A une société de contrainte et d’assistanat, est en train de se substituer une société d’initiative, de mouvement et d’entraide plus juste et équilibrée. La réforme ou plutôt la rupture, est au rendez-vous. A ceux qui se plaignent de ce rythme rapide je dis : rassurez-vous, le temps presse et nous n’allons pas ralentir l’action publique.
Dans une société en mouvement, il faut une démocratie alerte et équilibrée entre le pouvoir exécutif et législatif. C’est le sens de la réforme constitutionnelle que le parlement vient de voter à la majorité des 3/5ème sans la gauche. Là encore, le succès est net. Aveuglée par un antisarkozysme primaire et destructeur pour elle, la gauche a encore manqué le rendez-vous.
Les socialistes se sont trompés de Congrès, nous étions à Versailles et pas à Reims ! Le vote des parlementaires socialistes a été contraint par une logique partisane et politicienne d’un autre âge. Certains députés demandent maintenant des comptes à la direction du Parti Socialiste qui s’est totalement trompée de stratégie.
Frappé par le syndrome du derviche tourneur, le Parti Socialiste vient encore de se tirer une balle dans le pied. Les socialistes sont pusillanimes et incohérents. En effet, sur 45 mesures votées dans la réforme de la Constitution, 21 émanent de la gauche !
Lorsque le député socialiste Jean-Marie Le Guen constate que son parti « se rétrécit sur ses certitudes », il a raison. S’il veut retrouver de l’oxygène, le Parti Socialiste devrait penser un peu moins à Nicolas Sarkozy et un peu plus à sa rénovation. Manifestement ce n’est pas aisé.