Un impôt pour les Français de l’étranger : le retour de la gauche populiste

« Une France attentive aux risques de l’audace ». C’est en ces termes que le Ministre
des Affaires étrangères a défini il y a quelques jours l’une des priorités de l’action
du Gouvernement pour les Français de l’étranger !

Pourtant, ce matin, le président socialiste de la commission des finances de
l’Assemblée nationale, Jérôme Cahuzac, a déclaré vouloir « proposer un impôt sur le
revenu des Français qui travaillent à l’étranger
 ».

Même s’il sait évidemment qu’aucune suite ne sera donnée à sa proposition, le seul
fait -de manière opportuniste et démagogique- d’en évoquer l’idée dans la situation
économique que nous connaissons- résonne comme une insulte pour les deux
millions de nos compatriotes qui vivent hors de France.

C’est d’autant plus une insulte au moment même où les sénateurs des Français de
l’étranger et les élus de l’Assemblée des Français de l’étranger luttent pour le
maintien de l’aide sociale envers nos compatriotes les plus démunis à travers le
monde.

C’est d’autant plus démagogique que cette proposition fait écho à celle déjà très
populiste du député socialiste Hervé Feron qui proposait en juillet dernier de
supprimer la prise en charge des frais de scolarité dans les lycées français à
l’étranger, estimant que cette mesure était « un mini bouclier fiscal pour les plus
riches
 ».

En 2012, les Français de l’étranger éliront -pour la première fois- leurs 11 députés
les représentant à l’Assemblée nationale.

Je me réjouis que la gauche ait enfin révélé ses véritables intentions envers nos
compatriotes de l’étranger. Ceux-ci en 2012 -et pour la présidentielle- et pour les
législatives- sauront donc faire le choix entre une gauche populiste et méprisante
envers eux et une majorité présidentielle soucieuse de leur avenir.

J’invite Jérôme Cahuzac à venir rencontrer les élus des français de l’étranger lors
d’une de leurs prochaines réunions à Paris ; il pourra leur expliquer tout le
bienfondé de cette brillante proposition.
Lorsqu’il écrit : « la France est le pays où ils (les français de l’étranger) reviennent
quand ils ont des soucis
 », c’est à la fois faux et méprisant.
Je propose à Jérôme Cahuzac d’aller partager, ne serait-ce qu’une journée avec les
français qui vivent dans un pays dangereux et il pourra se rendre compte qu’ils
n’ont aucune envie d’en partir malgré les difficultés.
Belle image que donnent encore ici les élus socialistes de notre pays à l’étranger.

C’est consternant !

Christophe-André Frassa