



Depuis quinze semaines, les universités françaises connaissent de profonds troubles. A l’origine de la contestation, l’inquiétude suscitée par deux projets de réformes, portant sur le recrutement des maîtres et sur le statut des enseignants-chercheurs.
Dans leur version initiale, ces textes n’étaient certes peut-être pas parfaits en tout point. Mais le Gouvernement a entendu les préoccupations des universitaires et des étudiants. Il s’est montré ouvert à la discussion et à la négociation. Il a pris le temps et le soin d’écouter, de consulter, de dialoguer et de retravailler ces textes. Il a ainsi apaisé la majorité des craintes.
Malgré ces avancées significatives, quelques extrémistes – car c’est bien de cela qu’il s’agit ! – continuent, ici ou là, de bloquer des universités, rendant impossible une reprise normale des cours et la tenue des examens. Cette petite minorité de bloqueurs, manipulatrice et violente, ne semble pas être consciente de la responsabilité qui est la sienne ! Elle se rend coupable de gâcher l’avenir de nombreux étudiants de notre pays, d’abaisser la réputation de nos universités, de casser le service public !
Il est inacceptable que des familles qui se privent pour financer les études de leurs enfants soient victimes de quelques fauteurs de troubles. Ces bloqueurs se sont-ils posés la question des examens de fin d’année ? Se sont-ils interrogés sur le sort des étudiants qui ne pourront s’inscrire l’an prochain, faute de validation cette année ? Sur l’avenir des étudiants qui travaillent dur pour financer leurs études et courent aujourd’hui le risque de finir leur année sans diplôme ? Sur le cas des étudiants étrangers, en échange en France, qui rentrent dans leur pays sans note sanctionnant leur travail et sans avoir suivi le moindre cours… Belle image de l’ « exception culturelle française » !
L’Université est un lieu d’échange où circulent les idées et où souffle l’esprit. Si elle reste bloquée, c’est la crédibilité de la recherche française qui sera directement atteinte. C’est pourtant en transmettant le savoir et en faisant rayonner la recherche française que les universitaires démontreront l’importance de leur rôle dans notre société !
Au nom de la continuité du service public, du droit des étudiants à apprendre et des enseignants à travailler, le groupe UMP du Sénat lance donc un appel ardent à la levée des blocages et à la reprise normale des enseignements à l’université.